Comment vivre de sa passion malgré toutes les difficultés ? Interview de Sophie Lavaud

par | Portrait de Femmes

SOPHIE LAVAUD , LA SEULE FRANÇAISE À AVOIR ATTEINT 7 DES SOMMETS À 8000

La femme du mois : Sophie lavaud interview Février 18 –

 

“Après avoir escaladé une montagne très haute, nous découvrons qu’il y en a beaucoup d’autres à escalader…”. Nelson Mandela.

Après une carrière dans l’hôtellerie, le luxe, la cosmétique. Sophie Lavaud a monté son entreprise avec son frère dans l’évènementiel mais la crise de 2008 a eu raison de cette aventure entrepreneuriale.

Comment vivre de sa passion ?

Sophie Lavaud vit de sa passion de l’alpinisme et nous raconte son expérience.

Récemment, j’ai interviewé Sophie Lavaud, une femme de X ans. J’ai décidé d’interviewer Sophie car elle a un parcours unique, remplis d’épreuves et d’amour que chaque femme devrait s’imprégner pour faire face à n’importe quelle situation du quotidien. Je vous laisse découvrir son histoire.

Une femme au parcours classique 

Tout au long de sa carrière, Sophie Lavaud a multiplié les expériences : 

  • Hotellerie où elle était en charge de …
  • Luxe où elle s’occupait de … et avait une équipe de plus de …
  • Cosmétique, service dans lequel Sophie réalisait …

Pourtant, l’opportunité s’ouvre à elle de créer sa propre entreprise. Un rêve qu’elle réalise avec son frère. 

En tant que chef d’entreprise, Sophie ne désirait qu’une seule chose :

Le bonheur des salariés.

Elle en fait sa mission première et part à la conquête des entreprises de France pour leur proposer des évènements atypiques, sur le signe de la bonne ambiance au travail et la cohésion d’équipe. 

Malgré la crise de 2008 qui l’oblige à fermer son entreprise, Sophie Lavaud montre le caractère d’une femme d’action, une femme qui ne s’arrête devant aucun obstacle. T

Mais la voie était ouverte… et c’est en 2012 que Sophie a commencé à gravir la montagne et avec la manière !

Elle décide de gravir des montagnes. Et d’en faire des films.

À l’heure où les projets sont au plus bas et le téléphone sonne de moins en moins, Sophie se lance un challenge : celui de gravir les montagnes. 

En 2018, on peut dire que Sophie a bien relevé le challenge : elle a déjà gravi 7 des 14 sommets les plus hauts du monde !

Sophie est la seule femme alpiniste Franco-Suisse à avoir réalisé cet exploit.

Quand je pense que seulement 4 femmes au monde ont vaincu les 14 sommets de plus de 8000 mètres, je ne peux m’empêcher à tout le courage et toutes les épreuves qu’elle a du relevées.

Sophie est pour moi un exemple de courage, de confiance et de persévérance au féminin. C’est ce que tous les jours je m’applique à faire dans mes coachings individuels et collectifs.

Surtout que Sophie ne s’est pas uniquement arrêter à monter la montagne 😀

Elle tourne 2 films avec un réalisateur et reçoit le prix du meilleur film d’aventure au Morocco Festival. 

(je vous mets les titres du films à la fin de l’article, ainsi que les liens).

Les réussites et Les récompenses d’aujourd’hui sont le fruit d’une véritable présence et d’un combat au quotidien. Je vous laisse découvrir les secrets de Sophie et apprécier la pertinence de ses réponses. 

Elle a déjà atteint 7 des 14 sommets de plus de 8 000 m à son actif, dont une année faste où elle a enchainé 3 expéditions à plus de 8000 m dont deux sommets atteints.

Elle a fait deux films –beaux et différents- avec Francois Damilano.

Le premier : “On a marché sur l’Everest” sorti en 2014 et le second : “K2-Une journée particulière” qui a d’ailleurs reçu en 2017 le prix du meilleur film de l’aventure au Morrocco Festival.

Je remercie Sophie de m’avoir accordé du temps pour cette interview.

À ce jour, seulement quatre femmes ont vaincu les quatorze sommets de plus de 8 000 m…et Sophie est la seule alpiniste franco-suisse à avoir déjà vaincu sept d’entre eux !

Un exemple de courage, de confiance, de persévérance au féminin.

 

Je crois que c’est sur un pari que tu as fait le Mont-Blanc en 2004 avec un ami. Qu’est ce qui s’est passé pour que cela soit un tournant dans ta vie et que tu décides de continuer les ascensions ?

J’ai en effet fait le Mont Blanc en 2004 et l’Everest en 2014. Cela a été une progression. Après avoir fait le Mont blanc, le toit de l’Europe, j’ai continué progressivement pas à pas, j’ai gravi des 5000, des 6000, des 7000 puis l’Everest en 2014.

J’ai toujours fait de la montagne depuis toute petite. Le déclic a été de me tourner vers l’alpinisme.

J’organisais mes vacances autour de voyages et des objectifs de sommets et quand en 2011, nous avons fermé l’entreprise, j’ai eu le temps et ce fut le moment de tenter de franchir la barre des 8000 mètres d’altitude. Au printemps 2012, j’enchaine à 11 jours d’intervalle le Shishapangma et le Cho Oyu deux 8000 situés au Tibet.

Sophie, tu m’as confié que l’ascension du Mont-Blanc est le résultat d’un pari perdu. Qu’est ce qui s’est passé pour que cela soit un tournant dans ta vie ?

En 2004, j’avais déjà commencé à faire des ascensions. J’ai fait celle du Mont-Blanc d’ailleurs. 

Pour mes voyages suivants, j’ai continuer à les organisdr autour des objectifs de sommet. En 2011, lorsque j’ai fermé mon entreprise, j’ai eu le temps. Ce fut le moment pour moi de franchir une nouvelle étape et d’essayer de passer la barre des 8000 mètres d’altitude.

L’année suivante, au Tibet, je me lance vraiment et en 15 jours, je fais 2 ascensions : celle de Shishpangma et le Cho Oyu, deux montagnes de 8000 mètres. 

Ici, c’est le déclic. Je veux continuer ! 

3 ans plus tard, je gravis l’Everest.

En fait, ça a été une progression. Petit pas après petit pas, j’ai gravi des 5000, des 6000, des 7000 puis des 8000 mètres 

Dans l’émission “Altitudes”, tu as dit que cela te paraissait inatteignable et tu l’as fait ! Te rappelles-tu du déclencheur ?

Je dis tout le temps cela avant chaque expédition, car tant que je ne suis pas au sommet, je ne sais pas si je suis capable d’y arriver.

C’est une approche de progression, de petits pas et en montagne, cela fonctionne comme cela.

Quand on est au Camp de Base qui se trouve souvent au dessus de 5000 mètres, si l’on regarde le sommet, on a de grandes chances de se mettre en échec, car l’objectif va nous paraître beaucoup trop important. C’est un état d’esprit, dans lequel je me mets naturellement pour aborder pas à pas ces ascensions.

Sophie nous explique comment atteindre un sommet en montagne Et on peut comparer cela à tout type de projet. Si on se focalise sur les résultats, sur nos objectifs à atteindre, alors cela nous apparait comme une montagne à franchir, avec beaucoup d’efforts, de complexité. Alors que si on se concentre sur chaque pas, chaque action, chaque étape, l’objectif sera plus facile à atteindre et cela évite de se mettre une pression inutile.

 

En 2012, tu avais 44 ans et tu as vaincu tes deux premiers 8000. Je suis impressionnée, certains diraient que c’est trop tard, toi tu ne t’es pas posée la question ?

Je ne savais même pas que j’avais 44 ans lors de ces ascensions, cela n’a pas été un frein mais plus des opportunités que j’ai saisies.

Cet amour de l’alpinisme est venu tard. Ce n’est pas une décision facile de consacrer sa vie à l’alpinisme. Quel a été ton déclic pour changer de vie et te donner entièrement à ta passion ?

C’est un cheminement et un jour si tu veux faire les choses sérieusement, il faut faire des choix, et oser arrêter de travailler pour s’investir pleinement dans la préparation (montage des dossiers, entraînement, recherche de partenaires, recherche des équipes locales…). C’est un gros travail et si on veut le faire correctement, cela prend encore une fois du temps.

Peux tu nous parler de ce moment où tu t’es retrouvée à la croisée des chemins et que tu as fait ce choix ?

Oui j’ai fait ce choix. Cela n’a pas été facile de décider et d’oser arrêter de travailler au sens classique du terme car c’est ce qui donne la sécurité. Prendre la décision de s’investir et de faire le pari que tu vas trouver des solutions, et ce, chaque année, c’est non seulement une autre forme de travail mais c’est surtout un vrai challenge.

Je suis au final toute seule pour gérer tout cela, même si mon entourage proche est précieux avec beaucoup de personnes mobilisées dans le projet.

Nous constatons que Sophie a osé changer de vie et s’investir pleinement dans sa passion, et de suivre sa voie dans ce qui la passionnait et la faisait vibrer. Et je dis bravo, pour ce courage d’avoir osé choisir de prendre des risques, de changer de vie, pour vivre ce qu’elle souhaitait même si ce n’est pas si facile, au moins elle aime ce qu’elle fait et ce qui lui procure du Bonheur.

Des personnes me disent parfois tu as de la chance de vivre de ta passion .

Eh bien, non ce n’est pas de la chance, car c’est le résultat de beaucoup de travail, d’efforts. Ce n’est pas parce qu’on fait des films et qu’on a des articles dans les journaux que cela signifie que l’on a réussit ! Au contraire, chaque jour, c’est un gros travail à fournir pour monter ces expéditions, trouver des financements et des partenaires… Mais c’est propre au monde de l’aventure je crois.

En effet, quand on voit des personnes populaires, qui apparaissent dans des films ou magazines, on se dit qu’elles, elles ont réussi, mais ce n’est pas forcément le cas dans le sens où on l’entend habituellement. Comme nous l’explique Sophie, elle doit se battre toute l’année afin de financer ces expéditions qui nécessitent de gros budgets, donc vivre de sa passion n’est pas un challenge facile.

De plus, on imagine toujours que ces personnes, qui sont un peu connues du grand public, ont réussit mais elles ne sont pas arrivés là par hasard. Elles se sont données les moyens et c’est au prix de grands efforts qu’elles sont arrivés là où elles en sont.

Les femmes doutent souvent d’elles mêmes, toi tu as fait preuve de courage, de ténacité, de confiance en toi, ce que je trouve remarquable ! Quels conseils donnerais-tu aux femmes qui n’osent pas réaliser leurs rêves ?

Il y a une chose fondamentale pour moi, c’est de garder la confiance en soi et également de ne pas « griller » les étapes (certaines personnes me contactent avec le rêve de faire l’Everest,… Je leur pose la question, avez-vous déjà gravi le Salève ?… on en revient à la théorie des petits pas si une personne veut mettre une maximum de moyens de son côté.

Sophie nous montre encore la théorie des petits pas, d’Oser pas à pas », c’est ainsi qu’on arrivera à évoluer dans son domaine et quelque soient nos objectifs. Il faut faire preuve de confiance et de progression pas à pas…

Il y a plus d’hommes que de femmes, qui ont gravi les 14 x 8000. (seulement 4 femmes ont réussi) et toi tu es la seule française et la seule suissesse a en avoir gravi 7. Pour toi, en tant que femme, le ressens-tu comme un avantage ou un inconvénient ?

C’est ni un avantage, ni un inconvénient. Mais en effet, plus on monte en altitude, moins il y a de monde et encore moins de femmes.

L’inconfort et la durée d’une expédition qui est de l’ordre de deux mois sont de sacré freins.

Par exemple, c’est en rentrant que l’on réalise que un robinet d’eau chaude, c’est un luxe, tout comme la couette ou encore les toilettes ! (dans le film tourné au K2 .. cela m’a marqué en effet, on voit Sophie dans une pente vertigineuse et le froid aller aux toilettes et cela parait des conditions extrêmes où il est préférable même de s’encorder et cela tout le monde ne peut pas le vivre).

Il faut mettre sa féminité de côté.

Sur le terrain, je suis souvent la seule femme et je pense que c’est un atout, car les hommes sont extrêmement bienveillants envers moi, ce qui est plutôt agréable mais ensuite dans l’effort et en montagne, cela ne fait pas de différence.

Entre le froid, la glace, le vent, les maux de tête, le manque d’oxygène …où trouves tu la force pour supporter cette souffrance ?

Ce n’est pas tous les jours comme cela et heureusement. Il y a des jours où il fait beau et des jours où on rigole aussi !

C’est une aventure humaine et moi c’est cet esprit là qui me plait : de vivre plusieurs semaines dans un microcosme d’un camp de base.

J’y prends plaisir.

Quel a été ton moment le plus difficile parmi ces exploits ? Qu’as-tu appris ? As tu eu des doutes parfois ?

On doute souvent. Il faut accepter ce doute et se le retirer de la tête pour trouver des solutions et ne plus douter pour avancer

Si on sort de la tente avec des doutes ou la trouille au ventre on n’ira nulle part et quelque soit le domaine dans lequel on progresse d’ailleurs : c’est la même chose mais d’autant plus en haut altitude car cela demande tellement d’énergie.

Il faut arriver à trouver des solutions pour progresser car la très haute altitude est synonyme de danger de mort dans le vrai sens du terme.

Nous constatons que d’analyser la situation, prendre les informations pour permettre de prendre une décision plutôt que de commencer à douter de soi, ou des autres, ou de la situation va permettre de rester perspicace et d’avancer correctement. Sophie grâce à son expérience de la montagne nous donne encore une leçon importante : S’en tenir au fait et non se laisser envahir par ses émotions. Ne pas faire place aux doutes qui est la pire graine qui peut nous faire prendre de mauvaises décisions.

Quelle a été ta plus grande victoire ?

Chaque sommet, chaque expédition est unique et me procure des émotions qui me laissent des souvenirs inoubliables.

D’atteindre le sommet de L’Everest, le point culminant de la planète reste un moment d’une force absolue et d’une intensité innoubliable. Arriver au sommet du Kilimanjaro, le point culminant du continent africain, fut super chouette tout comme l’Aconcagua, le plus haut sommet d’Amérique du Sud, mais l’Everest, c’est l’Everest !

Un bel exploit d’arriver au sommet du toit du monde, un exploit que peu de personnes ont pu vivre.

Qu’est ce qui peut pousser une femme à passer 107 nuits sous tentes au dessus de 5000 mètres ?

Cela me plait, c’est un cumul de beaucoup de choses, qui me donnent envie d’y retourner.

J’aime ce contraste de la vie en altitude et celle du bord du lac quand j’y reviens, vivre ces contrastes est très enrichissant

Pour financer ces expéditions, il faut se vendre…? Est ce difficile ? Qu’as tu appris sur cela et quels conseils donnerais-tu ?

Cela reste difficile, car je n’ai pas encore trouvé la solution idéale.

Comment tu t’y prends ?

Je fais marcher les réseaux et le relationnel et il faut avoir une vraie histoire.

Je parle de partenariat plus de sponsoring car l’himalayisme et une niche dans les sports de montagne et mon aventure relève souvent du coup de cœur. Les partenaires doivent s’y retrouver avec des messages différents.

Le fait que tu aies atteint 7 sommets ne rend pas les choses plus faciles ?

Le fait d’être dans la presse, les personnes se disent que j’ai mon circuit, que cela roule, or il y a un décalage entre la façade et la réalité du terrain.

Il faut tout le temps trouver des partenaires.

Peux-tu nous parler de performance et d’ambition, de ce qui te caractérise ?

Ces termes ne me caractérisent pas. Je ne suis pas dans la performance, dans cette envie de progresser, je ne suis pas dans l’esprit d’y arriver mais je le fais par plaisir. Mon moteur est ma passion.

Sophie insiste sur le fait qu’elle n’est pas dans la recherche d’excellence, mais dans le plaisir pour soi.

… Le jour où je n’aurai plus de plaisir j’arrêterai !

C’est vraiment sincère.  Mon leitmotiv est le plaisir …

Oui bien sûr, je projette mes sommets, j’ai besoin d’anticiper, mais le vrai moteur, c’est de continuer tant que j’en serais capable physiquement et que j’aurai du plaisir .

Sophie reste humble par rapport à ces exploits, elle recherche la sensation de plaisir en Haute Montagne et de vivre à chaque fois une nouvelle expérience d’aventure plus que la recherche de l’excellence.

Tu disais dans l’une de tes interview que tu n’avais pas peur de faire la montagne la plus dure du monde –le K2- aussi, y a t-il des choses qui te font peur ?

C’est un bout d’extrait d’interview, sur laquelle au final je ne suis pas d’accord, car cela ne reflète pas la réalité, bien sûr, il y a des moments où j’ai peur en montagne et des moments où je ne suis pas à l’aise.

C’est comme le doute, il faut arriver à surmonter sa peur, à passer outre pour progresser et quand je dis “moi, je n’ai pas peur en montagne”, je suis arrivée en fait à gérer cette peur en trouvant des solutions et suis parvenue à me retirer cette peur qui peut être bloquante… Pourvu que cela dure.

Sophie nous donne une bonne leçon de la gestion des émotions surtout dans un milieu aussi difficile, elle a dû apprendre à gérer ses émotions (le doute et la peur) et nous constatons qu’elle reste sur les faits, et l’analyse pour trouver des solutions. Un bel exemple de gestion des émotions car si on se laisse envahir par le doute, la peur , c’est ce qui va nous bloquer et du coup cela va devenir une terreur alors la maîtrise des émotions est très importante dans l’accomplissement de soi.

Te rappelles-tu d’une peur que tu as eu et qu’as tu mis en place à ce moment là pour gérer cette peur ?

C’est plutôt un instant sur une paroi ou au pied d’une pente avalancheuse, et à ce moment là, on réfléchit, on étudie la situation et on tente de trouver les meilleures solutions .

Tu n’as pas peur du danger ?

Je sais pertinemment dans quel contexte j’évolue et je mets tout en place pour minimiser ces risques et que ma sécurité soit optimisée. Mais soyons clair à plus de 8000, il n’y a pas de risque ZÉRO.

Quelles qualités as-tu pour réussir ces exploits ?

Katia, tu le sais mieux que moi je crois.

Je pense en effet, que tu as beaucoup de qualités comme le courage, la confiance en toi, une force, tu oses vivre de ta passion, tu as de la résilience aussi ..

Et les qualités pour la montagne, sont la patience, l’abnégation, l’adaptabilité et le renoncement.

On est rien là haut.

Tu es monté deux fois sans oxygène, peux-tu nous expliquer les raisons de ce choix ?

Je prévois toujours l’oxygène dans ma logistique, et j’utilise si j’en ai besoin.

Deux fois, j’ai atteint les sommets, sans oxygène. L’hypoxie, le manque d’oxygène dans l’organisme décuple la mise en danger et de ce fait, de prendre de l’oxygène, cela va permettre à ton organisme de redynamiser ta circulation et éviter des gelures. Cela améloire la progression en très haute altitude mais rien n’est facile pour autant.

Cela étant, sur l’Everest, (aujourd’hui on compte environs 7 000 « summiters », depuis 53, qui représente 4 000 personnes et dans cette population il n’y a que 150 personnes qui ont atteint le somment sans oxygène).

Tu as dit dans un article, “24 heures la der”, quand tu délivrais un message positif auprès des entreprises, les clés de ta démarche étaient la ténacité, l’humilité et l’esprit d’équipe.

Quel message nous délivrerais-tu pour nous décrier la voie pour vaincre les sommets en groupe ..?

C’est de partir d’un postulat. En Himalaya, seule je ne vais nulle part, j’ai besoin d’une équipe compétente et c’est la complémentarité des compétences de chacun qui fait que l’on arrive au sommet. (des porteurs habiles et volontaires, un bon cuisinier pour l’énergie, un météorologue spécialisé pour avoir de bons bulletins pour éviter de se mettre en danger et une excellente équipe de sherpas : la locomotive de ces expéditions qui vont équiper la montagne et nous aider à progresser.)

La dynamique et les compétences de chacun mises en commun mènent à la réussite d’équipes.

Dans une entreprise, un leader seul n’ira nulle part, cela veut dire qu’il a des gens qui l’entourent et en mettant en commun la compétence des personnes, ceci va leur permettre d’aboutir à leurs projets communs.

Sophie nous fait le parallèle entre l’entreprise et la Montagne et j’approuve vraiment ce qu’elle nous dit. Car que ce soit pour atteindre un sommet quel qu’il soit, si tout le monde a la même vision et regarde dans la même direction, en mettant les compétences de chacun au meilleur de lui même en commun, Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Que peux-tu nous dire sur le dépassement de soi ?

C’est un terme beaucoup utilisé pour beaucoup de choses.

En étant simple et pragmatique, je dirais qu’on a tous en soi des ressources extraordinaires et en se donnant la chance de découvrir cela avec des petits pas de fourmis, c’est ce qui procure de la satisfaction.

Aller chercher chacun son petit Everest et se donner le challenge de réussir.

En effet, comme le dit si bien Sophie. Chacun peut déployer une force, une ressource considérable. Chacun de nous possède un tel potentiel inestimable qu’il est donné à chacun d’aller le chercher, d’oser petit à petit, de s’élever et c’est ainsi qu’on découvre de quoi on est capable et de grandir…

Quels sont tes prochains projets ?

Je repars fin mars sur le Kangchenjunga. Et après, on verra.

Je remercie Sophie Lavaud pour cette interview. Nous pouvons constater un beau parallèle entre l’alpinisme de haute montagne et la mise en place de projets, d’objectifs à l’image de chacun. La réalisation pas à pas, gérer les situations difficiles en observant juste les faits, d’analyser, prendre les informations et ensuite trouver des solutions…

Je trouve que Sophie est une femme admirable, avec beaucoup de courage qui nous a montré que c’était possible de réaliser ses rêves, on ne dira pas que c’est facile mais possible.

C’est un bel exemple de femme d’envergure, une femme inspirante, un bel exemple au féminin d’une personne qui s’est simplement donné les moyens de vivre ce qu’elle souhaitait.

Vous pouvez la retrouver sur www.sophielavaud.com  et si certains adhèrent à son magnifique projet et veulent participer à cette aventure en tant que partenaires, n’hésitez pas ….

Cet article peut inspirer de nombreuses femmes qui doutent de leur potentiel et oser vivre la vie qui leur ressemble, alors partagez avec vos ami(e)s.

KateWoman, il est temps de tomber les masques pour revêtir la cape de l’héroïne qui est en vous….www.ktcsuccess.com

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